Microsoft a décidé de rejouer une partition désormais bien connue : plus de valeur affichée… donc plus de prix. Après avoir augmenté les offres Personal et Home, l’éditeur annonce une revalorisation tarifaire des licences Entreprises au 1er juillet 2026. Cette hausse s’accompagne d’un enrichissement fonctionnel massif, principalement autour de l’IA, de la sécurité et du management des environnements.
Copilot partout, tout le temps
Copilot Chat devient omniprésent dans l’écosystème Microsoft 365 : Word, Excel, Outlook, PowerPoint, OneNote. L’assistant gagne en profondeur avec :
- l’analyse automatique des emails et calendriers,
- un mode “Agent” pour produire documents et présentations,
- des contrôles d’administration renforcés pour la gouvernance.
- L’IA devient la norme… y compris pour des utilisateurs qui n’en auront pas toujours l’usage réel.
Sécurité et endpoints : le socle se renforce
Microsoft renforce également ses offres sécurité :
- Defender for Office P1 inclus dans les licences E3,
- protections URL étendues aux offres E1 et Business,
- montée en puissance d’Intune (Remote Help, Analytics, Plan 2),
- intégration de Security Copilot dans les environnements E5.
La logique est claire : plus d’IA, donc plus de sécurité… et plus de dépendance à l’écosystème Microsoft.
Ces évolutions tarifaires et fonctionnelles imposent une prise de recul. Les hausses prévues pour 2026 ne seront pas neutres, en particulier pour les organisations fortement équipées en licences F, E3 ou E5. Les arbitrages budgétaires devront donc être engagés dès maintenant, en tenant compte non seulement des volumes, mais aussi des usages réels et de leur évolution.
Parallèlement, l’accélération autour de l’intelligence artificielle pousse les entreprises à aligner leur stratégie technologique avec des exigences renforcées de gouvernance, de sécurité et de gestion des données. L’adoption de Copilot et des outils associés ne peut être efficace sans une maîtrise fine des droits, des accès et des risques.
Enfin, cette dynamique renforce mécaniquement la dépendance à l’écosystème Microsoft. Si celui-ci gagne en cohérence et en puissance, il accentue également le phénomène de verrouillage technologique. Dans ce contexte, la question n’est pas de s’en affranchir, mais de l’analyser lucidement afin de conserver des marges de manœuvre. Plus autonomes, mais aussi plus complexes, les environnements Microsoft 365 appellent une évolution des pratiques de pilotage et de sécurité, notamment au niveau des équipes SOC.